concert·Musique

Et Dieu créa Justin…

Accord Hotel Arena, le 4 Juillet 2018

Vingt minutes que je suis rentrée, mon corps continue de danser, ma tête chante, et je viens de raconter ma soirée à mon chien qui me regarde l’air de dire « file moi des croquettes et va te coucher, tu me fatigues. » Une nouvelle drogue ? Pas du tout. Je sors juste du concert monumental de Justin Timberlake… et à chaque fois que j’écris Justin, un cri hystérique résonne en moi.

J’annonce, je n’ai jamais été une fan absolue de Justiiiiin, quand les copines chantonnaient Cry me a river, moi j’arpentais les couloirs du lycée en baggy avec du Manu Chao dans mon Discman. Même si je scandais haut et fort que c’était beaucoup trop commercial pour moi, sa discographie a toutefois fait partie de mon paysage audiovisuel. Parce que bon faut quand même avouer qu’une fois hors du champ de vision de mon entourage, je fantasmais quand même sur ses jolies boucles et ses lèvres et ses… BREF, en vrai, comme tout le monde, j’aime Justin.

Bon déjà surprise dans la salle, la scène parcourt la fosse de part en part, comme un serpent. Il y a même un bar central, réservé VIP évidemment, et des arbres viennent rappeler le dernier album « Man of the woods ». Le public s’étale autour, ça ne se bouscule pas, on est tous à 3 mètres max de la scène, quel génie ! Il y aura juste à tendre les bras pour le tou… pardon, pour prendre de sublimes photos.

Et voilà qu’un flot de lumière jaillit du fond de la scène, ses musiciens, ses choristes, ses danseurs, et lui. C’est parti pour le show ! Ça démarre fort. Des chorées admirablement exécutées, il est beau, il vole sur la scène avec sa troupe et nous ravient de leurs danses. Filthy, Midnight Summer Jam, Love Stoned… j’en peu déjà plus qu’un « I’m bringing sexy back…  » surgit… HIIIIIIIIIIIIIiiiiiii… Oui mon premier Hiiiii m’échappe, et BIM : – 10 ans ! Mon dieu que se passe-t-il ? Je connais les paroles par cœur et me trémousse. Il est à 2 mètres de moi. Le temps d’une seconde où il regarde dans ma direction et je sors mon meilleur déhanché sexy. Comme si je pouvais capter son attention parmi les 2000 autres compétitrices m’entourant, et surpasser Jessica Biel. Et je ne me sens même pas ridicule, genre j’y crois…

(Je précise qu’en écrivant ça je me sens quand même hyper ridicule.)

Puis s’enchaine Higher Higher, Señorita, où il nous fait le plaisir de passer derrière le clavier, le public est en transe… Quand retentit Suit & Tie, le voilà en train de danser dans un flot de lumière avec son micro au milieu de la foule. C’est juste sublime. Puis il nous offre un My love, qu’il mix en live à coup de sampler et groove box, joie dans moi ! J’ai chaud. Quand est-ce que ça redescend ? Pourvu que ce ne soit jamais…

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Une épaisse fumée envahit la scène… les première notes retentissent… un cri collectif envahit l’Arena. « You were my Suuun, you were my Earth… » HIIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii L’instant de grâce. Le « Cry me a river » que tout le monde attendait. Je connais les paroles par cœur. Toutes ces années à me faire passer pour une marginale viennent de voler en éclat et j’adore ça ! Je suis arrivée le sourire moqueur dans la salle en jugeant toutes ces personnes vivant leur concert à travers leurs téléphones, et voilà que 30 minutes après je sors ma batterie externe parce que j’en ai que 54% et ça ne suffira pas pour faire pâlir de jalousie la terre entière.

Cette première partie se termine sur Mirror ! Il est rejoint par ses musiciens, les fameux « Tennessee Kids » qui l’accompagnent sur scène, et ça trinque, un shot, Drink you away, et ça repart.
Un feu de camp est installé sur scène. Oui un feu de camp ! Ce n’est pas comme si il ne faisait pas déjà 40 degrés dans la salle, mais soit. Lui et sa troupe en rond autour du feu, il prend sa guitare et c’est parti pour un peu de douceur : Flannel, Until the end of time. Les choristes nous offrent de jolies reprises, et puis s’enchaine Morning light, et What goes around comes around … c’est doux, ça calme le jeu, les couples s’enlacent et je suis fascinée par les lumières et les projections… Il tient ses fans en haleine, et ses musiciens participent grandement au show, il les met largement en avant, c’est agréable.

On a à peine eu le temps de sécher qu’il repart avec Say something… Il fait chaud mais rien n’arrête la foule et lui, un peu de Summer love et Montana ! Et là les lumières prennent possession de la scène, Rock your body retentit ! Ça y est, le public est à nouveau déchaîné, les chorées sont juste époustouflantes, il a vraiment pas envie qu’on s’arrête de danser… S’en suit Supplies, et une chorée géniale sur Like I love you! J’ai le sourire jusqu’aux oreilles, je suis bien, le moment parfait pour conclure sur un Can’t stop the feeling! où il nous balade à travers la scène. « Can’t stop the feeeeeliiiing » Ok, ok, t’énerves pas Paulette ! Je suis prête à continuer toute la nuit.

Si mon moi d’il y a 15 ans me voyait, elle se moquerait. Quel concert ! Il est 1h du mat’ et je suis en train d’envoyer toutes mes vidéos et photos à mes copines pour leur dire « j’y étais ». Un Justin vaut toutes les crèmes anti-rides du monde, croyez-moi ! Je ne me suis jamais sentie aussi jeune et bien après un concert… La descente va être longue, très longue.

Mel, adolescente depuis deux décennies.

Du Love xxx

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