Album

Arthur Ely, son premier album enfin sorti !

Flashback

Juillet 2019, La Rochelle, les concerts s’enchaînent aux Francofolies. Professionnels de la musique, médias et artistes se sont donnés rendez-vous à ce festival estival. Ça se bouscule en backstage. Un jeune homme avec une tignasse wtf, du genre coiffé-mais-decoiffé-façon-je-m’en-fou, passe à côté de moi, je lui adresse un sourire sans retour. Je pense « ça se la pète un peu, la jeunesse » (en vrai surement pas vu, mais je juge d’abord, par mauvaise habitude). Puis quelque part sur la grande scène entre Gaëtan Roussel et Angèle, le même jeune homme prend le micro, guitare à la main, et se lance. Je prends une immense claque. Il s’appelle Arthur Ely, il a largement de quoi se la raconter et je retournerai le voir pendant le festival.

En trois lettres. Plus simple qu’il n’y parait.

Arthur Ely est exactement le portrait de la jeunesse parisienne : le look, cet air blasé de celui qui a vu beaucoup de choses, et cette course après le temps quand on vit dans une ville qui va trop vite, qui bouge non-stop. On amasse en culture, rencontres et divers bouts de vie très rapidement. Ça forge souvent une identité très particulière, celle du parisien. Il ne l’est pourtant que depuis quelques années, mais comme beaucoup, il a pris Paris dans ses bras et de plein fouet.

Ce premier album « En trois lettres » est exactement à cette image. On y retrouve un jeune homme, sombre et cynique par moment, mélancolique mais non dénué d’humour, confronté à sa vie, à ses problèmes, ses moments de doutes, ses joies et peines, à ce monde qui avance plus vite que lui. Sa voix est puissante, juste, il rappe, chante, comme un Lomepal ou un Eddy de Pretto, et ne mâche pas les mots crus qu’il nous envoie. Côté musique il oscille entre chanson française, rap, rock (cette grosse disto sur les solos dans Soleil, Seul à ma fête, entre autres, ça grince et remonte le long de l’échine, vous verrez, c’est beau), même caribéen sur En Arrière. Globalement cet album sonne très R&B pour moi. Difficile à définir, inclassable, il a finalement développé un style à lui. Les productions sont léchées, ambitieuses, terriblement bien composées. Sa guitare est présente, électrique beaucoup, plus acoustique sur l’Interlude, elle est le fil rouge tout au long des morceaux très électro pourtant. C’est peut-être elle d’ailleurs qui nous perd et fait ressortir le côté rock des instrus qui ne l’auraient jamais été autrement.

Cet album est clairement une pépite. On parle d’égo-trip en le définissant, en lisant la presse et autres. Finalement, plus je l’écoute, moins je vois d’ego et plus je crois qu’il parle pour sa génération. Une jeunesse soumise aux dictats sociaux qui veut faire entendre sa voix dans un monde où les influenceurs sont pourtant lambdas mais omniprésents, où les internets diffusent trop et en continue. Un monde qui sur-consomme tout jusqu’à ses relations et où l’on oublie simplement de se laisser aller à une vie peut être plus simple, ponctuée de moments d’exceptions, de musique, d’art, de littérature.

L’album est disponible sur toutes les plateformes ici : https://ArthurElyOff.lnk.to/En3Lettres

Enivrez-vous avec !

 Et si vous voulez prendre une grooooosse claque, venez le découvrir en live :

Le 27 Novembre 2019 en concert aux Etoiles, Paris,  https://www.etoiles.paris/events/arthur-ely-aux-etoiles.html

P.S.: Arthur, juste que ce soit clair entre nous, c’est pas has been de dire « has been« , enfin… Pas encore?

Du love,

Mel

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