concert

Fair Party #14 : le premier cru 2020

Le Café de la danse, 1er Octobre 2019,

Cette année gros changement pour le Fair, le dispositif de soutien à la scène émergente est divisé en deux sessions, une en octobre, une en mars, dont sortiront à chacune sept lauréats qui bénéficieront du savoir-faire du l’association. La première sélection nous a été présentée il y a 10 jours au Café De La Danse. Et croyez-moi, ils ont envoyé du lourd.

Ouverture du bal avec Zed Yun Pavarotti, le petit génie de la cloud trap est toujours aussi déroutant. Bob vissé sur la tête, l’air désinvolte, comme pour mettre une barrière ou créer une bulle autour de lui, il nous envoie pourtant 4 énormes titres dont les refrains restent en tête longtemps. Il écrit des textes qui se veulent souvent lourd de sens, aux antipodes de l’attitude réservée qu’il arbore sur scène. Zed Yun Pavarotti semble faire partie de ceux qui en toute discrétion s’apprêtent à marcher sur le monde.

On enchaîne avec Why Nicht, un duo haut en couleurs qui nous offre une pop excentrique, légère et rythmée, un genre de techno saveur orientale. Le groupe dynamite la salle, on danse, ils dansent avec nous. Why Nicht conquis le public et réchauffe nos cœurs. À revoir absolument.

Puis arrive Leo Fifty Five. J’avais déjà écouté ses titres, mais clairement sur scène son R’n’B prend une autre dimension. Il a du groove accentué de riffs funky à la guitare, une belle prestance et de la soul dans la voix. Une très belle découverte live !

Rovski est un de ces groupes qui veut d’abord nous raconter une histoire. Les deux jeunes filles mêlent leur voix, loopers et divers instruments pour nous offrir une pop poétique et tribale à la fois. Elles semblent nous envelopper d’incantations, ces douces sorcières modernes fabriquent des mots et des mélodies en guise de potions. Elles nous ont charmées.

Vient le tour d’Arthur Ely, que dire… J’en ai déjà beaucoup dit ici. Je peux juste ajouter qu’à chaque concert, il surprend ceux qui ne le connaissent pas et continue d’étonner ceux qui l’écoutent déjà. Il nous offre ses titres avec les tripes, il nous parle, il joue, la scène est son terrain et il donne tout pour qu’elle le reste. Arthur Ely a cette capacité à nous empoigner en live, et nous emmener avec lui dans les déboires de son univers adulescent.

Jaïa Rose, la jolie découverte de cette soirée c’est elle. Elle oscille entre pop et R’n’B, et sous les paillettes et la voix chaleureuse nous offre des textes, tantôt rappés, tantôt chantés, avec un vrai franc parler et se livre. On attend impatiemment la sortie de son premier titre, qui vous confirmera que c’est une perle à ne pas lâcher des yeux et des oreilles !

Jaïa Rose live au café de la danse

The Psychotic Monks, entre rock psyché, noise, grunge, ou tout à la fois, ont clôturé avec brio cette soirée en nous proposant un set qui ressemblait plus à une expérience qu’à un concert. C’est difficile à décrire. C’est une note à la guitare électrique qui semble ne jamais s’arrêter, un son qui semble s’amplifier sans cesse, un exutoire parfois très sombre par un quatuor qui semble habité, puis une mélodie, une vibration qui parcours le corps, j’ai même entendu dire à la fin du show « c’est un orgasme lancinant ». Voilà, tout est dit.

Encore une jolie Fair Party, avec une sélection éclectique et de belles découvertes à ajouter à nos playlists. Bravo à eux encore une fois, et merci le Fair !

Pour connaître les actus des lauréats, et être informé des prochaines Fair Party, n’hésitez pas à suivre la page facebook du Fair et le site

Mel

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