festival·Transmusicales 2019

Deuxième journée des Trans Musicales : voyage et girl power

6 décembre 2019, Rennes,

Après une nuit reposante, c’est reparti pour aller à l’assaut que de ce festival et d’une soirée qui s’annonce chargée de découvertes.

Premier arrêt à la salle de l’Étage pour découvrir la folk de Jawhar. Le Tunisien installé en Belgique a conquis de sa voix douce et grave la salle, avec des textes tantôt chantés en français, tantôt en arabe, et laisse en suspens dans l’air une vague de poésie, de mélancolie et de romantisme. Jawhar chante avec le cœur et touche le nôtre du bout des mots.

Toujours dans un élan poétique on enchaîne avec la pop électronique de Jaune, accompagné de ses compères de Francois & The Atlas Mountain. La fragilité dans la voix de Jean Thévenin donne une dimension touchante aux textes pourtant accompagnés de rythmiques solides. Le contraste est agréable et dansant, la salle se remue, moi avec elle.

Puis les rennais Meloman&Mani viennent faire monter la pression de la salle bondée: il a fallu jouer des coudes pour y entrer. Avec un rap aux couleurs de cloud même si certains titres sont un peu plus énervés, d’autres plus trap, avec des instrus aux allures de reggae-dub par moment. Ils passent d’un style à l’autre, du français à l’anglais pour des textes incisifs, tout est bien dosé. Le jeune public est évidemment au taquet, ça bondit pas mal, mais à bien y regarder, ils n’ont pas conquis que les plus jeunes, de toute évidence ils m’ont eu aussi ! De quoi bien me chauffer avant de me diriger vers la suite.

Petit Passage par le Théâtre de l’Aire Libre pour découvrir Lous And the Yakusa avec en première partie Alber Jupiter. Le live report de cette création est par ici : https://shakemoica.com/2019/12/10/la-creation-a-laire-libre

Puis direction le Parc Expo avec les copines après un périple à pied et à travers champs pour rejoindre les grands halls excentrés de la ville, accompagnées de nos souvenirs de jeunesse !

On découvre la musique de Gilberto Rodrigues y Los Intocables, venant non pas des îles aux sables chauds des Caraïbes, mais de San Francisco ! Étonnant, étant donné que nous avons chaloupés au son des percussions qui sentaient les cocotiers et le cuba libre, donnant des airs de salsa et autres rythmes afro-latino au rock psyché du band. Un premier concert au Parc Expo qui a su nous réchauffer pour la suite.

Los Bitchos entre en scène et quand cinq jeunes femmes, deux Uruguayennes, une Australienne, rencontrées à Londres, prennent les guitares, basses et keytar, ça donne un mélange savamment orchestré de rock instrumental et de chicha péruvienne (musique traditionnelle). Avec un esprit de conquête et de girl power, elles nous offrent un très joli trip sixties, aux sonorités psychédéliques, qui nous fait aussi bien danser que voyager. Elles sont douées et classes, je valide à 2000 % ce côté empowerment féminin dans un genre qui a été souvent leadé par des hommes !

Toujours dans un esprit revendicatif et affirmé, c’est Tribade qui bouscule les codes ce soir, mais du côté de la scène hip-hop. Les trois jeunes femmes espagnoles et militantes ne mâchent pas leurs mots quand il s’agit de dénoncer les failles de leur système social, les droits de femmes ou des populations LGBTQ+ qu’elles revendiquent dans des textes cinglants, au flow rapide et chantant, accompagnés de prods aux basses énervées qui tirent parfois sur des rythmes latinos et reggaeton. On lève le poing avec elles en attendant de les entendre partout.

La troisième ce soir à faire de l’ombre à ses comparses masculins, est la chanteuse Karoline du duo Sun. Accompagnée de son batteur, guitare en main et jupon de dentelle, elle nous offre une version de brutal pop complètement détonante. Si sa voix cristalline nous enchante, ses vocalises growl façon death métal ne nous laissent pas de marbre. La première fois que j’ai découvert le groupe lors des auditions des Inouïes, il m’avait interloqué, mais ce soir le show était moins timide (sauf peut-être le batteur qui nous tournait le dos ?), une belle présence sur scène, qui a fait gronder le hall 3. Sun est la jonction intéressante entre une pop fraîche et un rock métal énervé.

Une très belle soirée qui a donc fini bien tard, mais qui m’a fait ajouter de jolies découvertes à mes playlists ! Une tisane et au lit : il reste une dernière soirée à assurer.

NB: Je n’ai toujours pas trouvé de vin chaud !

Du love

Mel

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